The shift to Post Publication Peer Review (PPPR) in Biology is on its way

(see French version here)

To my French colleagues: a plead to adopt PPPR

I cannot help but recommend this interesting “Perspective” by Ronald Vale that appeared in PNAS in November 2015 in the case you did not yet read it yet.

The perception of a headlong rush (exaggerated or not?) for prerequisites to be able publish in the “top” journals and the subsequent delays that this causes is shared by the scientific community. ‘Ron’ Vale here wisely take the example of two articles of Watson & Crick published in Nature in 1953 to speculate what would have been the response of an editor from Nature journal today.

The article also discusses the implications on doctoral and post-doctoral training and careers trajectories for young graduates.

The reason that drives me to share with you this article is that the biology publishing model is probably heading to a big shift in the United States. This is also addressed in ‘Ron’ Vale’s perspective paper. The ASAPBio initiative proposes to rethink publishing model in biology to clearly give it a new path. Not only the issue of publication delays is at stake but also the relevance and valorization of pre-publication (e.g http://www.biorxiv.org) as in physics … (see video here).

An opinion paper in Nature by Kendall Powell 10 days ago echoed this initiative and the grass-root movement on the way in the USA. Last week an important meeting was held at the initiative of researchers and a handful leaders in biology in the USA. Some journals (including Nature, PLOS, PNAS …) and research funding agencies (NIH …) had been involved in the discussion.

Already, many recruitment committees in the USA at prestigious universities are taking into account the pre-publications when evaluating young graduates. Some research funding agencies are willing to take pre-publications into account when assessing applications for “grants” or research reports. This goes along with the fact that pre-publication DOI in biorxiv are now citable in many journals.

If the biological community in the US and elsewhere adopts the pre-publication solution (in co-existance with the traditional mode), the implications are enormous. Many journals, including leading ones, already accept submissions of articles that were disclosed on preprint servers such as biorxiv.

I think we should initiate such thinking in France to anticipate the in-depth consequences that this could have on French funding allocation model, graduation and academic recruitment requirements etc… As for me, I am convinced that we should, in France, embark on this path and adjust our models accordingly.

PS :

Le mouvement “Post Publication Peer Review” (PPPR) en biologie est en marche

(for English version see here)

A mes collègues français : un appel pour l’adoption de la pré-publication

Je ne peux m’empêcher de vous recommander cette intéressante “Perspective” de Ronald Vale parue dans PNAS en novembre 2015 dans le cas où vous ne l’auriez pas déjà lu.

La perception d’une fuite en avant (exagérée ou pas ?) en matière de pré-requis pour publier dans les “top” journaux et des délais occasionnés est partagée par la communauté scientifique. L’auteur ici prend judicieusement l’exemple des deux articles de Watson & Crick parus dans Nature en 1953 pour spéculer ce qu’aurait été la réponse d’un éditeur de Nature de nos jours.

L’article discute aussi les implications sur la formation doctorale et post-doctorale et sur les carrières des jeunes diplômés.

La raison qui me pousse à vous partager cet article est que le modèle de publication en biologie est probablement en train de bouger aux Etats Unis. Ce point est aussi abordé dans la perspective de Ronald Vale. L’initiative ASAPBio propose de réfléchir sur le modèle de publication en biologie pour clairement lui donner une nouvelle trajectoire. Non seulement la question du délai de publication est posée mais aussi sur la pertinence et la valorisation de la pré-publication (exemple http://www.biorxiv.org) comme en physique… (voir vidéo ici). Un éditorial dans Nature par Kendall Powell il y a 10 jours s’est fait écho de cette initiative et de la réflexion (de fond) en cours aux USA sur le sujet. La semaine dernière s’est tenue une réunion importante à l’initiative de chercheurs et d’une poignée leaders en biologie aux USA. Certains journaux (dont Nature, PLOS, PNAS…) et des agences de financement de la recherche (NIH…) avaient été associés à la discussion.

Dores et déjà, de nombreux comités de recrutement aux USA dans de prestigieuses universités prennent en compte les pré-publications dans l’évaluation des dossiers de jeunes chercheurs. Certaines agences de financement de la recherche les prennent en compte pour évaluer les applications à des “grants” ou dans les rapports de recherche. Cela va de concert avec le fait que les DOI des pré-publications dans biorxiv sont maintenant “citable” dans les principaux journaux.

Si la communauté des biologistes aux USA et ailleurs adopte la solution des pré-publications (co-existant avec le mode traditionnel), les implications sont énormes. Beaucoup de journaux, dont des “tops”, acceptent déjà des soumissions d’articles qui ont fait l’objet d’une divulgation sur des serveurs de pré-publications comme biorxiv.

Il me semble que nous devrions initier une telle réflexion en France pour anticiper les conséquences (profondes ?) que cela pourrait avoir sur nos modèles d’attribution de financement, de valorisation des thèses, de recrutement etc… Quant à moi, je suis convaincu que nous devrions nous embarquer dans cette voie et ajuster nos modèles en conséquences.

PS :

  1. Pour suivre en live l’actualité des pré-publications sur twitter, les #hashtag utiles : #pppr, #asapbio, #preprint, #biorxiv
  2. Les personnes qui en parlent sur twitter : @pollyp1, @mbeisen, @jessicapolka, @cshperspectives, @fraser_lab, @BiophysicalFrog